La 33ème édition du Festival du Film italien de Villerupt sera structurée comme la précédente, en cinq parties : la compétition, le panorama, la rétrospective, les hommages et les documentaires.
Les films actuels seront environ une trentaine, entre la compétition (films inédits en France) et le panorama (films en distribution ou en avant-première). Les différents Amilcars récompenseront les films selon les catégories précédemment citées. Ainsi, l’Amilcar du Jury est parrainé par le Conseil Général de Meurthe-et-Moselle, l’Amilcar du public, par la Région Lorraine, l’Amilcar de la presse, par le Conseil Général de Moselle et l’Amilcar du Jury jeune, par la Direction Régionale et Départementale de la Jeunesse et des Sports. L’Amilcar de la ville de Villerupt sera remis à une personnalité du cinéma italien.
La rétrospective aura pour thème « Macho… ma non troppo : Les hommes dans le cinéma italien ». Dragueur, frimeur, baratineur, un peu flagorneur… voyou, jaloux, volage surtout, mais aussi souriant, élégant, séduisant… narcissique, pathétique (parfois), sympathique, bref, humain… Tel paraît l’homme italien… du moins est-ce ainsi que des générations de spectateurs l’ont perçu à travers le cinéma. Le sourire de Vittorio De Sica, les fanfaronnades de Vittorio Gassman, les veuleries d’Alberto Sordi, le regard brûlant de Marcello Mastroianni… ont durablement marqué l’imaginaire des cinéphiles français qui ont fini par les considérer effets de nature et non de caricature. On le sait, le cinéma a besoin de stéréotypes, il s’en nourrit.
L’un après l’autre ces grands ont quitté la scène et avec eux c’était le cinéma italien tout entier que l’on imaginait éteint. Quelques visages parfois émergeaient un bref instant de ce néant cinématographique, ceux de Nanni Moretti, de Silvio Orlando, de Roberto Benigni. Mais quelques individus, aussi géniaux soient-ils, ne fondent pas une cinématographie, disait-on.
En 2001, sortait en Italie L’ultimo bacio, de Gabriele Muccino, qui connut un immense succès. Ce ne fut pas tout à fait le cas en France. Au générique, une nouevlle génération de comédiens, Stefano Accorsi, Pierfrancesco Favino, Claudio Santamaria, Giorgio Pasotti, Sergio Castellito. En 2003, le Festival de Cannes révéla au public Luigi Lo Cascio, Alessio Boni, Fabrizio Gifuni et Riccardo Scamarcio dans La meglio gioventù, de Marco Tullio Giordana. En 2005, le grand public français découvrit enfin les noms, les visages et le talent de certains d’entre eux, les déjà cités, Stefano Accorsi, Pierfrancesco Favino, Claudio Santamaria, Riccardo Scamarcio, aux côtés de Kim Rossi Stuart, Elio Germano, dans Romanzo Criminale, de Michele Placido. Ce sont ces noms et ces visages qui remplacent dans l’imaginaire italien les chers disparus. Les personnages qu’ils interprètent disent le masculin et ses mutations dans l’Italie et le monde actuel, moins exotique peut-être, mais tout aussi fécond en matière cinématographique.
L’affiche de la 33ème édition du Festival du Film italien de Villerupt est réalisée par l’auteur de bande dessinée Baru, Grand Prix du festival d’Angoulême en 2010. Il s’agira de sa sixième affiche créée pour le festival.
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